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  "title": "MINISTRE DE L'ECONOMIE : La France est-elle foutue en IA ?",
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  "transcript": "Bonjour monsieur le ministre.\nBonjour. Bonjour Anice.\nMerci d'avoir accepté l'interview. C'est\nrare et cool en vrai que des personnes\ncomme vous acceptent ce type de format\nparce que souvent on vous voit à la\ntélé, souvent on va débattre avec des\njournalistes. Moi je suis pas\njournaliste, je suis créateur de contenu\net je suis ingénieur. Donc c'est entre\nces deux casquettes que je vais naviguer\npour essayer de vous poser le maximum de\nquestions. Première question euh il y a\nFrançois Bairou en 2025 qui a dit sur\nune interview \"François Baïou appelle à\nfaire des efforts, il va falloir faire\ndes économies\". D'accord ? Puis ensuite,\non nous annonce hier 655 millions\nannoncés pour l'IA. Moi, j'ai une\nquestion, elle vient d'où l'argent ?\nMais c'est en fait c'est une excellente\nquestion parce que il y a deux manières\nde faire les économies. Il y a des\néconomies qui au fond reviennent à\ncouper dans l'avenir, couper dans\nl'investissement et ça c'est pas celle\nqu'on va faire. Et d'autres qui visent\nplutôt à rendre ce qu'on appelle les\ncoûts de fonctionnement, le coût de\nl'organisation plus efficace. Et donc il\nfaut pouvoir réduire les dépenses de\nl'État, de la sécurité sociale et c'est\npas facile mais il faut le faire parce\nqu'on a trop de déficit public, on a\ntrop de dette mais il faut continuer à\ninvestir et notamment dans\nl'intelligence artificielle. Donc\nl'argent il vient d'où ? Il y a un\nprogramme qui s'appelle France 2030, 54\nmilliards, qui a été lancé il y a 6 ans,\n7 ans par le président Macron qui vise à\ninvestir dans les technologies d'avenir.\nDonc on investit dans l'intelligence\nartificielle, on investi dans le\nquantique, on a investi dans la\ndécarbonation et donc ces 655 millions\nqui vont nous permettre de continuer à\ndévelopper l'intelligence artificielle\nen France, ils viennent de là. C'est une\nenveloppe qu'on avait sanctuarisé. On a\ndit ça, on touche pas.\nEt vous pensez pas que c'est pas juste\nune enveloppe, ça ressemble plutôt à un\npetit timbre. On voit les montants\ninvestis par les géants américains,\nc'est ridiculement bas par rapport à ce\nque des labs américains peuvent investir\nou même la Chine qui peuvent investir.\nBien sûr. Et si on pense que\nl'intelligence artificielle à la\nfrançaise ça va être une intelligence\nartificielle d'État ou c'est l'État qui\nva faire\ndonc on veut construire l'intelligence\nartificielle à la française pas à\nl'européenne. à l'européenne, j'allais y\nvenir évidemment, on a commencé en\nFrance d'ailleurs et plutôt bien\nquelques champions, on y reviendra mais\nla manière d'être fort dans le monde\naujourd'hui dans le monde de demain sur\nl'intelligence artificielle, c'est de le\nfaire en européen. Mais on le fera pas\njuste avec de l'argent public, il faut\nde l'argent public, il faut notamment de\nl'investissement public dans les\nentreprises mais aussi dans la\nrecherche. Donc les 650 millions, il y\nen a une partie d'ailleurs qui va être\nsur des programmes d'attractivité de\nchercheurs internationaux. On avait\nlancé un programme qui s'appelait Shoes\nFrance for Science. il va être doté\ngrâce à ça. Il faut investir dans\nl'infrastructure, les data center, la\ncirculation de l'information,\nl'électricité puisqu'on sait évidemment\nque l'intelligence artificielle consomme\nbeaucoup d'électricité. Donc\nl'intelligence artificielle c'est tout\nun écosystème. Il faut investir à tous\nles niveaux. Mais si on n' pas des\nentrepreneurs, des grands, des petits,\ndes moyens, c'estàd la fois des grandes\nentreprises qui investissent de EDF qui\nva investir dans les central nucléaire à\nOrange à D'Assystème, toutes ces boîtes\nqui doivent investir y compris pour\nsoutenir l'écosystème puis les petites\nqui se créent aujourd'hui qui seront les\ngrandes de demain, on n'y arrivera pas.\nDonc on veut investir dans des boîtes\nfrançaises pour une technologie\neuropéenne si je comprends bien. Mais\nquand on regarde par exemple le CIR et\ncomment est-ce qu'il est dépensé, on a\n33 bénéficiaires du CIR qui concentrent\nà eux seuls 25 % du cire. Le CIR c'est\nle crédit c'est le crédit imp recherche.\nC'est le crédit impô recherche\ndont des géants américains aussi qui ont\nleur siège à Paris qui bénéficient du\ncire et en plus de ça 80 % du cire\nenviron 80 % du cire est consommé à\nParis. Donc première question, est-ce\nque on ne dépense pas aussi de l'argent\npublic sur des boîtes américaines ? 2e\nquestion, est-ce que en plus de faire\nune souveraineté française, on n'est pas\nen train de faire une souveraineté\nparisienne et oublier un peu le reste de\nla France aussi ?\nAlors première question, non clairement\npour bénéficier du crédit impôt\nrecherche qui conduit du coup à avoir un\ncrédit d'impôt sur des activités de\nrecherche. Vous embauchez des\ningénieurs, des chercheurs dans votre\nentreprise, vous pouvez déduire une\npartie de ces dépenses de vos impôts.\nDonc un faut payer des impôts en France.\nPour payer des impôts en France, faut\nêtre installé en France. Faut pas juste\navoir une boîte aux lettres, il faut\navoir des activités en France. Euh et\nces activités en France est bénéficie à\nl'ensemble de l'écosystème français. Par\nailleurs, les grandes entreprises\nsouvent euh bookent, comment on dit ?\nmettent à leur crédit imperche des\ndépenses qui sont faites avec des PME\nqui sont autour d'elles. Donc non, le\ncrédit imprecherche, ça fait partie des\ncritères d'attractivité de la France qui\nfait qu'on a des entreprises américaines\nmais aussi du reste du monde qui\ns'installent en France. En revanche, la\nquestion parisienne est importante.\nAlors, souvent les entreprises qui\nbénéficient du crédit impôt recherche\nont leur siège social en Île-de-France\net du coup, c'est là que le crédit\nd'impôt est est enregistré. Mais quand\non regarde par exemple le dernier Tes\nFrance, hein, donc on a installé, on a\nannoncé je pense 91 milliards\nd'investissements notamment beaucoup\nd'ailleurs dans l'intelligence\nartificielle, il y en avait plus de 60 %\nde mémoire qui étaient en dehors\nd'Île-de-France. Il y en avait dans les\nHaut de France, dans le nord, il y en\navait dans le sud, il y en avait dans\nl'Ouest. Donc il faut pas seulement\nd'ailleurs parce qu'on le veut mais\nparce que les talents, ils sont partout\nen France, qu'on développe les\nentreprises.\nPourant la réalité aujourd'hui, moi dès\nque je parle à des ingénieurs, dès que\nje parle à des développeurs, tout le\nmonde est d'accord pour dire si on veut\ndu travail qui est bien payé, il faut\nêtre à Paris. Et souvent les entreprises\nqui sont en périphérie, moi je viens de\nMarseille par exemple, ben les salaires\nils sont assez bas quand on regarde. Et\nc'est pour ça que souvent la France,\nelle peut se sentir aussi désenclavée et\nc'est une réalité hein. Je pense que\ndans le chat, il y a pas mal de gens qui\npeuvent qui peuvent en témoigner. Quand\non est ingénieur, quand on est\ndéveloppeur et qu'on veut et qu'on veut\ntrouver du travail, on se sent obligé de\nmonter à Paris.\nNon, mais il suffit de regarder une\ncarte de France et une carte des voies\nde chemin de fer et des autoroutes pour\nvoir que la France est encore trop\ncentralisée. Donc, je vais pas te je\nvais pas vous dire que c'est pas encore\nun problème, mais c'est en train de\nchanger. D'abord, c'est en train de\nchanger. Est-ce que le Covid est passé\npar là ? et que le Covid, il a permis à\nla fois de réaliser qu'on pouvait vivre\nen dehors de Paris et travailler à\nParis.\nLà, il y a beaucoup d'entreprises qui\nreviennent en arrière. La société\ngénérale qui a annulé le télétravail.\nMais il y a encore du télétravail et il\ny a encore, si vous habitez à enfin si\nvous venez de Marseille, vous le savez,\nà Bordeaux, à Rennes, à Strasbourg qui\nfont du 3-2, c'est 2 jours plus tôt à\nMarseille, Bordeaux, Strasbourg avec\nleur famille. J'en ai fait ça fatigue.\nOui, ça fatigue mais il y en a rien sans\nrien. C'estàd que je pense qu'en terme\nde qualité de vie notamment ceux qui ont\ndes enfants qui sont installés dans des\nvilles où il fait peut-être un peu mieux\nvivre ou en tout cas c'est un peu moins\ncher à vivre qu'à Paris. Moi je suis\nparisien donc je vais pas critiquer\nParis mais je pense qu'il y a un\néquilibre différent qui est en train de\nse trouver. Mais en tout cas France 2030\nj'en parlais tout à l'heure\nc'est plus de la moitié mais largement\nplus de la moitié. J'ai plus la\nstatistique exacte. On essaiera de vous\nl'envoyer. Vous pourrez la mettre sur\nvotre prochaine émission. des\ninvestissements des 54 milliards qui ont\nété faits qui sont en dehors de la\nrégion parisienne parce qu'on avait\nexactement ce problème. On voulait que\nça investisse partout en France.\nOK. On va passer à une autre partie, une\nautre question. Dario Amodé, vous\nconnaissez ?\nOuais, bien sûr.\nQui est\nbah le CEO et fondateur de d'Antropique.\nD'Antropique, exactement. Dario Amodé\nqui euh alerté euh si on peut partager\nen régie, qui alerté il y a pas si\nlongtemps que ça sur le fait que de plus\nen plus l'intelligence artificielle va\nremplacer la moitié des emplois de de\njuniors de bureaux menacés dans un\nhorizon d'un à 5 ans. C'est une\nprojection. On connaît aussi Dario euh\nqui aime bien faire des des prises de\nposition un peu grandes parfois. Euh\n[grognement] et il y a aussi Elon Musk\nqui qui a expliqué que il était très\nfavorable au revenus universel. Open\nRearch, ils ont publié une étude sur le\nversement d'une somme d'argent sans\ncondition. Là, on voit par exemple le\ntweet d'Elon Musk. Donc quand Elon Musk\nest quand même une personne ultra, on va\ndire capitalistique et cetera, parle\naussi de revenus universels. On est\nbientôt à l'élection présidentielle en\nFrance et personne n'en parle. On est où\nen France sur le revenu universel ? La\nquestion du revenu universel.\nMoi je suis pas pour\nje dirais de manière générale, il y a\ndéjà beaucoup d'allocations en France\nqui sont versées. J'allais dire c'est\ntant mieux, c'est le modèle social,\nfaudrait qu'on les simplifie, qu'on les\nrassemble. Donc ce qu'on appelle\nl'allocation sociale unique qui\npermettra, je l'espère et ça ça va faire\npartie du défet de la prochaine\nprésidentielle de rassembler toutes les\nallocations qu'on a aujourd'hui de\nmanière à ce que vous sachiez ou on\nsache combien on touche chacun. C'est\nbien mais dire on va générer de la\nrichesse comme jamais dans le passé\ngrâce à l'intelligence artificielle.\nCette richesse, elle va bénéficier à\nquelques-uns, Elon Musk, Dario et\nquelques autres. Et on va juste\nredistribuer ça sous la forme de revenu\nuniversel à des gens qui n'auront plus\nde job. Pour moi, c'est reconnaître une\ndéfaite énorme.\nMais du coup, on dit quoi ? On dit on\nattend leellement.\nNon, non, non, non, non. Le défi majeur,\nc'est d'abord comment on s'assure que\nl'intelligence artificielle bénéficie\nd'un point de vue des jobs à tout le\nmonde. Les jobs vont changer. Je vais\nvous donner un exemple très concret.\nAujourd'hui, on se dit il y aura plus de\njob pour les codeurs parce que tout ça\nse fera de manière beaucoup plus\nefficace par l'intelligence\nartificielle. Il y a des gens qui disent\nça, il y en a d'autres qui disent\nil y en a d'autres qui disent autre\nchose qui disent que notamment\non a pas beaucoup parlé de la\ncybersécurité avec Mythos qui risque de\nmettre en danger les modèles des\nbanques. Il va falloir comme on dit\npatcher tous les modèles de\ncybersécurité des banques à chaque\nnouvelle release de mythos. Ça ça va\nfaire du job pour des informaticiens qui\nsont pas forcément tous des ingénieurs\nmais aussi des techniciens. Donc je\npense que l'intelligence artificielle va\nchanger la nature des job énormément et\nque notre rôle puissance publique c'est\nde s'assurer qu'on ait les formations\nqui permettent de passer de l'un à\nl'autre. L'énorme défi qu'on a, c'est\nque ça va se faire très vite. Ça s'est\nfait quand on est passé euh du cheval à\nla voiture, quand on est passé quand on\nest en train de passer par exemple de la\nvoiture diesel à la voiture électrique,\nc'est pas les mêmes jobs. Construire une\nbatterie électrique qui est l'essentiel\nde laité, c'est pas construire un moteur\ndiesel.\nÇa c'est sur la redistribution des jobs\nmais sur la redistribution de la valeur.\nParce que quand on regarde les chiffres,\non a 500 des plus grandes fortunes\nprofessionnelles en 2005 qui avaient 170\nmilliards d'euros. En 2025 ils ont 1128\nmilliards d'euros. Ça représente 6 fois\nplus. Donc six fois l'enrichissement en\n20 ans des plus riches en France. Et en\nparallèle, on a 13 % de la population\nqui était en situation de privation\nmatérielle et sociale en 2025. Donc\nconcrètement quand on sait que\nl'intelligence artificielle aujourd'hui\nil y a des entreprises qui disent \"Moi,\nje recrute moins parce que je compte sur\nl'intelligence artificielle et j'ai\ntravaillé dans certaines de ces\nentreprises.\" Concrètement aujourd'hui,\nil y a des gens qui on n'arrive plus à\ntrouver du travail aussi facilement\nqu'avant. Donc qu'est-ce qu'on fait pour\nces gens ?\nOuais. Non, on travaille plus en France\nqu'on a jamais travaillé quand même\nparce qu'on a fait un certain nombre de\nréforme sur le marché du travail, le\nmarché chômage\nmais on gagne aussi jamais moins ce\nqu'on a jamais gagné.\nOn gagne peut-être moins qu'on aimerait\nmais on gagne quand même plus en France\nqu'on a jamais gagné.\nAprès le confort de vie à égal.\nExactement. Je suis d'accord avec vous.\nDonc donc il faut il faut pas croire que\non vit au paradis loin de là.\nEt donc les enjeux de redistribution\nparce que c'est la question que vous me\nposez est-ce que la richesse est\nsuffisamment distribuée en France ? Il\ns'avère que j'ai été auditionné à\nl'Assemblée nationale hier. On m'a posé\nla même question. Moi, j'ai dit un truc\ntrès simple, c'est on taxe beaucoup en\nFrance, donc faut pas taxer plus, mais\npeut-être qu'on peut taxer mieux.\nC'estàd que la redistribution notamment\nsur les personnes n plus fortunées peut\npeut-être être amélioré de manière à ce\nqu'on ait une redistribution plus\nimportante. Attention, je suis convaincu\nque ce sujet d'ailleurs Elon Musk l'a\ndit est un sujet mondial. Il faut qu'on\nl'adresse au niveau mondial parce que si\non dit à Elon Musk en France tu vas être\ntaxé 10 fois plus qu'aux États-Unis, il\nrestera aux États-Unis et le Elon Musk\nfrançais il ira s'y installer. Donc il\nfaut traiter ce sujet d'un point de vue\nglobal, il faut que ça se pose. Vous\navez raison dans le casadre des\nélections présidentielles, cette\nquestion va se poser. Il faut faire\njuste attention à une chose. Mistral ça\nvaut aujourd'hui à la dernière\nvalorisation, j'espère que ça va\ncontinuer à progresser, un peu plus de\n10 milliards d'euros. Hm hm.\nCe qui est ridicule par rapport aux\nautres,\nce qui est pas grand-chose mais c'est\nquand même 10 milliards d'euros. Et donc\nsi on dit on va taxer le patrimoine de\nArthur Mench qui détient un pourcentage\nimportant de Mistralay aujourd'hui\nMistralay il y a pas de revenu.\nDonc si vous dites Arthur Mench, tu vas\npayer 2 % de ton capital chez Mistral la\ntaxe Zukman B ça veut dire qu'il va\ndevoir vendre des actions de Malaï pour\nles pays. Mais\nça c'est si on incorpore des nouvelles\ntaxes. Je pense que beaucoup\nd'entrepreneurs aujourd'hui en France\ndont je fais partie on cherche plus à\ndiminuer le nombre de taxes qu'on paye\naujourd'hui parce qu'il est là le\nproblème.\nquand on regarde pour traverser la\nfrontière et cetera, on se dit elle va\noù l'argent ? Et quand on regarde les\ndépenses publiques, 25 % de la dépense\npublique, c'est aussi les retraites.\nDonc est-ce qu'on n'est pas en train\nd'opposer aussi entre le passé et le\nfutur, c'est-à-dire payer les retraites\nou payer l'innovation. Est-ce qu'on est\npas en train de poser plusieurs\ngénérations ?\nSuper question, superbe question parce\nqu'effectivement aujourd'hui,\nmoi et vous, on paye pour la retraite de\nnos parents et de nos grands-parents.\nTotalement.\nEt du coup, on ne met pas d'argent de\ncôté pour notre retraite. Moi, je crois\nau système de retraite par\ncapitalisation publique qui fait qu'on\ndoit pouvoir faire en sorte que\npeut-être pas moi, je suis pas très loin\nde la retraite, mais vous en tout cas,\nvous puissiez accumuler dans un fond de\npension public qui vous permettra de\ncompléter votre retraite. Ce fond de\npension, il sera investi où ? dans des\nentreprises innovantes françaises et\neuropéennes. Donc en plus, on aura le\ndouble bénéfice de pouvoir investir dans\nles entreprises qui vont produire la\nrichesse de demain. Donc il faut qu'on\nchange notre système de retraite. Ça\nveut pas dire qu'il faut le balayer. La\nsolidarité c'est important, mais il faut\nle compléter de manière à ce qu'il soit\nplus sollevable et qu'il repose moins\nsur ceux qui travaillent et un peu plus\nsur ceux qui ne travaillent pas ou plus.\nDonc est-ce que les retraités peuvent\ncontribuer un peu plus sans doute aussi\nà l'effort national ? Super. Alors, on\nest à la moitié de l'interview. On va\npasser sur un autre volet. Est-ce que on\npeut mettre l'extrait Augustin avec\nÉdouard Philippe ? Je suis désolé, vous\nêtes notre premier intérieur.\nQue l'accélération continue et rapide et\npresque exponentielle de l'intelligence\nartificielle va entraîner. Je le je le\nvois. Enfin, je d'ailleurs ne pas le\nvoir est une folie quoi. Je parraser\nje fais\nEdard Fini déjà. Est-ce que vous\nutilisez l'IA ?\nOui. Alors après comme un amateur, je\nsuis pas un professionnel entrepreneon\ndevine\nje sais pas. Tu le chat\nle le chat de de Mistral. Mais je pense\nque mon équipe l'utilise plus que moi\nparce que parfois il m'arrive d'avoir\ndes documents où je me dis tiens\ncelui-là je suis pas sû pos un problème\nsur les problèmes d'hallucination que le\nchat peut avoir.\nNon mais\nil y a aussi une étude récente qui est\nsortie qui a montré que Mistral était\nplus que les autres\nsouvent souvent assujettié aussi à de la\ndésinformation russe. Récemment il y a\nune étude qui est sortie qui a été\nreliée par le Financial Times. Est-ce\nque ça pose pas un problème que\nMais non mais ça pose un problème pour\ntous les LLM. Alors moi j'utilise pas\nMistral. il faut te donner des\nstatistiques que par ailleurs mon équipe\na été cherchée dans les dans les vrais\ndans les vraies datas mais mais oui ça\npose un problème et on est à un an d'une\nélection majeure en France la qualité de\nl'information à laquelle on a accès qui\npeut parfois être extrêmement biaisée du\nfait de l'histoire parce qu'au fond\nMistre Alay et les autres vont chercher\nde l'information qui existe, sont\ncapables de la computer et de vous la\nrecracher. Le problème, c'est que\nl'information qui existe, elle est pas\ntoujours parfaite. Elle a des biais euh\net que du coup, elle vous reproduit ses\nbiais et ses imperfection. Donc c'est\nc'est un des défis majeurs euh sur les\nélections, sur la consommation, sur le\nrapport à l'information. Et ça il faut\nqu'on traite et c'est pas facile mais il\nfaut qu'on traite j'allais dire aussi en\nutilisant les technologies modernes.\nEst-ce que infiner l'intelligence\nartificielle nous permettra de corriger\nl'intelligence artificielle à partir du\nmoment que nous on met la main sur une\npartie des modèles peut-être ? Oui.\nAlors nous avec mon équipe on a regardé\nun peu\nalors du coup Eddouard Philippe il\ndisait quoi ? Parce que j'ai pas\nentendu.\nDésolé il disait \"J'utilise très peu\nLia, je fais un peu chat GPT.\" C'est\nc'est c'était ça le l'extrait. Alors euh\navec mon équipe, on a regardé un peu euh\ndepuis euh 15 ans les personnes du\ngouvernement euh les formations d'où ils\nviennent. Il y a en grande partie de les\nde HEC et sec à l'heure où\nl'intelligence artificielle euh est euh\nsi importante. Ils sont où les\ningénieurs dans vos équipes ? Ils sont\noù les gens techniques ? Parce que\nil y en a un devant vous parce que moi\nj'ai eu la chance d'être diplômé de\nl'école polytechnique il y a longtemps.\nOn faisit on parlait on faisait pas\nd'intelligence artificielle. Moi dans\nmon équipe, j'ai des ingénieurs et je\npense c'est très important que à la fois\ndans les cabinets ministériel mais dans\nl'administration, on est des ingénieurs.\nEt vous avez raison, historiquement la\nFrance était et reste une nation\nd'ingénieur et les grands corps de\nl'État étaient beaucoup des grands corps\nd'ingénieurs.\nTotalement quand on regarde les premiers\nprésidents en France,\ndonc les ingénieurs sont toujours très\nprésents. On a plus d'ingénieurs, il le\nen faudra beaucoup plus et notamment des\ningénieurs eux. On manque de femmes dans\nles métiers d'ingénieur. Mesdames,\nmesdemoiselles, allez-y, on a besoin de\nvous. Mais mais qu'on ait au sein de\nl'État plus d'ingénieurs, je trouve que\nc'est une excellente idée et c'est une\ndes raisons pour laquelle on a euh\nréformé l'ENAT, dans laquelle on a\nréformé aussi les procédures d'entrée\ndans administration de manière à ce\nqu'on estce qu'on est plus d'ingénieurs\net qui a plus de ministres ingénieur,\nmoi ça me va aussi.\nOK. Et concrètement, ça veut dire quoi ?\nÇa veut dire les prochains postes de\nministre de l'IA, on aura des gens qui\nont travaillé dans l'IA ou\nalors il y en a eu hein Cédric Mounir\nMajoui. Alors il pas très\nalors c'est pas des c'est aucun de\nprofils techniques.\nAh non mais quand même ils avaient\ntravaillé Mounir Majoui avait une\nstartup c'est pas en faisant c'est pas\nen disant je suis CEO d'une start-up\ndans l'ension attention parce que\nattention parce que je je veux dire que\nle ministre de la santé doit être un\nmédecin le ministre de l'IA doit être un\ningénieur et le ministre de l'économie\ndoit être un économiste. Je suis pas sûr\nque ce soit comme ça que ça fonctionne.\nIl faut des gens qui a du leadership. Il\nfaut des gens qui comprennent ce qui se\npasse dans leur écosystème. Il faut des\ngens qui sachent s'entourer de gens qui\ncomprennent ce qui se passe vraiment.\nMais mais moi, je suis pas derrière\nchaque entrepreneur en train de lui dire\nce qu'il doit faire pour créer de la\nrichesse. Je suis là pour créer un\nenvironnement qui permet de le faire.\nDonc faut que je sois bien entouré. Et\nnotamment sur l'IA, c'est essentiel\nqu'on ait des gens qui comprennent ce\nqui se passe. Mais vous savez, j'ai un\nun patron, je vais le dire en anglais,\nmais qui me disait \"When you want to\nknow about water fish.\" Quand tu veux\nsavoir ce qui se passe dans le bocal,\nfaut pas toujours demander juste au\npoisson qui nage. C'est parfois avoir un\npeu de recul sur ce qui se passe et être\ncapable de dire\nou mais là le risque c'est qu'on a pris\ntellement de recul depuis 20 ans qu'on\nvoit plus rien. Et on a des gens qui\nsont quand on voit Edor Philippe qui dit\n\"Je fais un peu de chat GPT\".\nOui mais je peux vous dire d'après ce\nque j'ai compris, il est à Vivateek\naujourd'hui. Je pense qu'il a changé\nlà-dessus donc allez le voir,\ndemandez-lui s'il a changé. Mais mais\noui, évidemment, il faut qu'on soit\nconscient des enjeux et j'espère\nvraiment, il y a des candidats qui\ncommencent à en parler que dans la\ncampagne présidentielle Kissou, on va\nbeaucoup parler d'IA parce que c'est à\nla fois une opportunité énorme pour\nfaire évoluer notre modèle, y compris\nl'efficacité des dépenses publiques et\ncetera et un risque énorme aussi pour\nnotre démocratie. Donc c'est un sujet\npolitique par essence.\nAlors il nous reste 10 minutes, on va\nparler de souveraineté. Ouais,\nc'est ça va être le dernier volet euh\ndonc de Shous France, le japonais\nsoftbank euh si on peut si on peut\nl'afficher Augustin, le japonais\nsoftbank qui annonce un investissement\nrecord de 75 milliards d'euros d'di AIA\nsur les euh de Oui, voilà. sur les 75\nmilliards d'euros dédié Alia. Est-ce que\nvous avez plus d'infos sur ces chiffres\n? C'est-à-dire quelle part de la\npropriété intellectuelle des profits\nimposables et des centres de décision\nrestera en France ? Parce que de manière\ntrès concrète, quand on investit\naujourd'hui sur Li en France, j'ai\nl'impression quand on dit qu'on va\ninvestir sur des data center, en vérité,\non achète des puces américaines.\nAlors\ndonc est-ce que c'est 75 milliards, il\nva y avoir la moitié qui vont partir\ndans des locations de fonciers autour de\nParis parce que je sais que les loyers\nsont élevés ou euh qu'est-ce qui va se\npasser à\nDonc déjà c'est 45 milliards puis\npeut-être 30. Donc il y a 45 milliards\nde fermes. Bon c'est beaucoup d'argent\nessentiellement dans des data centers\nmais aussi dans des usines qui vont\nfabriquer des composantes qui vont être\nutiles pour les data centers. et qui\nvont fabriquer en JV en John Venture\navec Schneeder qui est une grande boîte\nfrançaise. Donc déjà il y a une\ncollaboration avec une boîte française\npour faire des usines en France. Elles\nseront pas à Paris, elles seront dans\nles Haut de France, dans le nord, vers\nd'inquerc\net les loyers sont moins chers. Non mais\nles loyers sont moins chers mais surtout\nc'est des c'est des c'est des\nterritoires où on aime l'industrie.\nD'uner ça a été un territoire de\ndésindustrialisation pendant des années.\nOn est en train de faire revivre le\nDCARcoqui avec des batteries avec des\nusines qui font notamment des catodes\npour les batteries de demain et avec des\ndata centers entre autres de l'aluminium\nde la Syrie. Donc il y a des il y a des\nbassins industriels en France qu'il faut\nréutiliser. Alors la valeur donc d'abord\nce sera essentiellement des data\ncenters. Tu parlais de souveraineté,\nvous parliez de souveraineté. pour être\nsouverain en France, il est pas idiot de\nse dire que les data centers vont être\nen France. Ça suffit pas\navec des puces américaines.\nPour l'instant, avec des puces\naméricaines. On a aujourd'hui Bull qui\nest une exfiliale d'AOS qu'on a\nrenationalisé qui développe des puces de\ngénération qui vont pouvoir entrer dans\nles data centers à suivre. On a la\nrecherche, on a plus de\nOui mais monsieur min, on se dit pas que\nc'est trop tard.\nNon, c'est pas trop tard.\nOn est en 2026 et on est en train de se\nrendre compte qu'il nous faut des puces.\nNon, mais on a d'abord des fabricants de\npuces, un ST microélectronique, boîte\nfrançaise franco-italienne qui fabrique\ndéjà des puces et qui a fait évoluer son\nmodèle d'affaire des automobiles vers\nl'IA et la défense. Donc aujourd'hui, on\na des boîtes françaises qui font des\npuces. Les puces qui sont au cœur des\nmodèles d'IA aujourd'hui sont\nessentiellement américaines. On connaît\nla boîte, il y a pas besoin de la citer.\nMais c'est en train d'évoluer. Non,\nc'est pas trop tard. Moi, il y a un\nmessage que peut-être je veux laisser à\nceux qui nous écoutent aujourd'hui,\nc'est que il faut être optimiste. Faut\npas être naïf, faut être optimiste et\nfaut être déterminé parce que si on est\npessimiste et défétiste, là on va\nperdre. On a des ingénieurs d'extrême\nqualité, on a des boîtes mistral mais\nd'autres extrêmement fortes. On a des\ninfrastructures qui sont en train de\ndévelopper. on a de l'électricité\ndécarboné pas cher et ça il y a personne\nd'autre qui l'a pour l'instant au monde.\nDonc on a les moyens de développer à\ncondition, je le répète, de le faire en\neuropéen.\nMais quand je dis c'est trop tard parce\nque on a quand même eu dans les années\n2010 notamment une grande vague\nd'antinucléaire de dénucléarisation de\nla France aussi. Et là maintenant, on se\nrend compte que ah le nucléaire c'est\nutile parce que ça fait de l'électricité\ndécarbonée. Électricité c'est quoi ? On\npeut convertir, comme le disait très\nbien Arthur, l'électricité en token. Et\nlà, on se rend compte que ben\nl'électricité c'est pas mal et\nmaintenant il faut repartir en arrière.\nEst-ce qu'on fait pas un accordéon con ?\nNon, non, il y a eu un peu\nd'aller-retour sur le nucléaire, faut\npas oublier que c'était lié à l'accident\nde Fukushima qui a un peu terrorisé tout\nle monde et on peut le comprendre. Donc,\nil a fallu rassurer nos concitoyens sur\nle fait que le nucléaire a été une bonne\nchose. Et là, il y a une éolienne là sur\nle sur l'étagère. Il y a pas que le\nnucléaire, il y a le nucléaire et il y a\naussi le renouvelable pour faire les\ndeux. Donc on lance aussi des appels\nd'offre pour planter des éoliennes\nnotamment au large de nos côtes. Mais\nl'année dernière, on a exporté 90 TW\nd'énergie d'électricité.\nC'est beaucoup beaucoup. Euh donc on est\ncapable si on continue à développer\nl'offre d'électricité, on va construire\nde nouveaux réacteurs et on va implanter\nune nouvelle d'avoir de l'électricité en\nvolume décarboné pas cher disponible\nnotamment pour l'IA parce que c'est à la\nfois un enjeu de prospérité, ça va créer\ndes jobs mais c'est aussi un enjeu\nd'indépendance et de souveraineté pour\nles raisons que vous mentionniez. Si on\na des puces étrangères, des LLM\nétrangers, des ingénieurs étrangers,\nvous savez quoi ? Il va nous arriver ce\nqui nous est arrivé il y a 3 jours. Si\nun président quel qu'il soit décide de\nbrancher nos modèles, on pourra\npeut-être même plus faire les missions\nqu'on fait. Mais du coup, il y a\nbeaucoup de politique aussi qui se sont\nrendu compte que c'était\nc'était possible. Mais Wakeup call en\n2026, ça ça m'a l'air un peu ça m'a là,\nje vous trouve un peu injuste. En\nFrance, il y a un an et demi, on a mené\ngrâce au président de la République un\nsommet international de IA qui était le\npremier sommet international où on a à\nla fois parlé d'A éthique et\nd'investissement. avec plus de 100\nmilliards d'investissements prévus en\nFrance. Lia a débarqué dans nos vies il\ny a 4 ans. Ça fait 2 ans que la France\nest à fond là-dessus. Alors, on n'est\npas encore les premiers mais je peux\nvous dire que quand je parle avec mes\ncollègues américains, il me disent \"You\nguys are good, you're not far behind\nus\". Donc faut être un peu optimiste, un\npeu déterminé et pas des fettes.\nAlors de manière très concrète, moi à\ncôté de ma création de contenu, j'ai des\nboîtes en IA. Ouais.\nAujourd'hui, on parle avec des acteurs\ndu CAC 40 et on fait des ils sont en\nphase de RFI, de prospection et cetera\net cetera et on est là en dernier ronde\nen mis en challenge avec deux boîtes\naméricaines. D'accord. Les boîtes\naméricaines, les entreprises du K40 avec\nlesquelles je parle me disent \"Oui, mais\nAnis, les boîtes américaines, ils ont\nlevé 40 millions d'euros, ça nous\nrassure un peu plus et cetera et ils\nsont moins chers.\" Gen dis \"Bah,\névidemment qu'ils sont moins chers, ils\npayent beaucoup moins de taxes que nous,\nils ont beaucoup plus d'argent à\ninvestir que nous et cetera et cetera.\"\nComment je fais pour gagner ma propale\nmoyen de leur dire de choisir une boîte\nfrançaise ?\nBon, d'abord faut que tu puisses toi\naussi lever 40 millions d'euros c'est\nfaut qu'on accroisse le financement\neuropéen des entreprises européennes. Et\nça, je vais avoir des annonces à faire\nvendredi à la fin de Vivateek. On va\nfaire des annonces parce qu'on souhaite\naccroître le financement et pas\nseulement en français mais aussi en\nfranco-allemand en européen des\nentreprises. Il y a pas de raison. Il y\na 13000 milliards d'épargne d'euros en\nFrance et en Europe. Elle part aux\nÉtats-Unis tous les ans. Ça faut que ça\narrête. Ensuite, il faut que les acteurs\nfrançais, notamment les acheteurs aient\nconscience du fait qu'acheter français\nest européen, c'est pas juge bien pour\nla patrie. À la limite quand même, c'est\npas mal de le penser comme ça, c'est que\nça peut être utile pour eux parce que le\njour où le président américain décide de\ndébrancher la start-up qui leur fait des\nservices, ils sont plus servés. Donc il\nfaut qu'on qu'on ait ce wakeup call sur\naussi ce que c'est que la souveraineté.\nL'État le fait, vous le savez, tu le\nsais. On a euh mis en place, le premier\nministre annoncé hier le passage de\nPalenti vers Chap Vision dans les\nquelques mois qui viennent pour la DGSI.\nLe fait que notre service de\ncontre-espionnage soit servi par une\nentreprise française européenne, c'est\nquand même la moitié des choses. Donc là\naussi, du côté des acheteurs, on est en\ntrain de changer d'état d'esprit.\nOK. J'ai une une question subsidiaire.\nEst-ce que vous savez ce que ça veut\ndire LLM ? Euh oui, bah c'est le modèle\nde langage qui permet de c'est le moteur\nen fait de l'intelligence artificielle.\nEt ça veut dire quoi LM\nou lang language ? Non je sais pas\nlanguage model mais large language large\nlanguage modè modè\nmodèle. Alors j'ai euh on il nous reste\n2 minutes. Rapide question. Est-ce qu'on\npeut euh partager le communiqué de\nPalentir ? Augustin. Donc on nous\nannonce que la DGSI va rompre son\ncontrat avec Palentir et dans la minute\ndans la minute dans la journée, Palentir\npublie un communiqué où ils expliquent\nque à la suite des annonces ce matin par\nle Premier ministre, Palentir tient à\nconfirmer que le contrat de long terme\nqui le liit à l'entreprise de la DGSI.\nEn gros vu OK.\nVoilà. Ben ce qu' annoncé le premier\nministre, c'est qu'on est dans une phase\nde transition qui va peut-être durer\nquelques mois mais qui amènera le cœur\nde la DGSI d'être motorisé si je puis\ndire par un engin français.\nDonc ça parce que moi pour travailler\ndans les entreprises quand on débranche\nun partenaire on le fait du jour au\nlendemain pour éviter tout un tas de\nchoses qui sont notamment le fait que il\ny a des fites de données, le fait qu'on\npuisse se servir dans les dans les datas\net cetera et cetera. C'est ce qu'on fait\nhein tout. Enfin, je pense que vous\nsavez dans les boîtes, dès qu'on veut\ndébrancher quelque chose, on le fait\ndirectement pour éviter ça. Là, ça veut\ndire que pendant 1 à 3 ans, on a un des\nplus gros acteurs américains dans la\nDGSI qui sait qu'il va être débranché et\nqui a un ou 3 ans pour faire ce qu'il\nveut.\nAttention, attention, c'est un contrat\navec un état souverain. Tu fais un peu\nattention quand tu es fournisseur d'un\nétat souverain à pas faire n'importe\nquoi.\nEt de je veux quand même dire un truc,\non n'est pas en guerre avec les\nÉtats-Unis d'Amérique. On a des défis\nque pour le coup eux, ils ont j'ai\nl'impression qu'ils sont en guerre avec\nNon, non, non, non, non, non. Ça fait\n250 ans qu'on est amis. On a des défis\nénormes et c'est pour ça, on l'a vu\ndepuis 3 jours sur le le Mythos, qu'on\ndoit assurer notre souveraineté et le\nfaire de manière affirmée. Mais on n'est\npas en train de refermer le monde. Il\nfaut qu'on reste dans un monde ouvert.\nIl faut qu'on reste dans un monde\ncollaboratif. Donc il faut qu'on arrive\nà bien identifier ce sur quoi on doit\nêtre parfaitement souverain,\nparfaitement indépendant. Puis d'autres\nsur lequel on va continuer à collaborer\nparce que le monde dans lequel j'ai\ngrandi, c'est un monde de guerre froide,\npas le tien. Toi, tu as grandi dans un\nmonde plutôt de paix et aujourd'hui, on\nest en train d'arriver dans un monde qui\nse retre,\nles technologies, la communication, la\npolitique, c'est aussi un moyen de\ns'assurer quand même qu'on pacifie le\nmonde. Donc, on n'est plus dans un monde\nplat. Il faut qu'on soit extrêmement\nferme sur ce qu'on protège, mais il faut\nqu'on reste quand même engagé avec les\nuns les autres.\nIl nous reste 20 secondes, la caméra,\nelle est là. Il y a plein d'ingénieurs\net de développeurs qui vous écoutent.\nQu'est-ce que vous leur dites pour\nest-ce que vous pouvez pitcher le projet\nfrançais ? et justement leur dire de\nrester parce que le nombre de gens et\nj'en fais partie qui veulent partir ou\nretourner aux États-Unis ou ailleurs il\ny en a beaucoup.\nIci vous serez libre, vous serez\nfinancé, pas assez mais il faut que vous\nle soyez davantage. Mais attention, moi\nje connais des chercheurs aux\nÉtats-Unis, j'y suis élu qui aujourd'hui\nenvisagent de rentrer parce qu'ils n'ont\nplus le droit de chercher sur des\ndomaines dans lequels ils souhaitent\nchercher la neurobiologie, le changement\nclimatique et cetera et cetera. À nous\nde vous donner l'envie de rester. Mais\nfaites attention, l'herbe est pas\ntoujours plus verte de l'autre côté de\nl'océan.\nDu coup, libre mais moins payé.\nAttention. [rires] Non mais oui et puis\nmieux soigné. Tu connais l'espérance de\nvie en France par rapport aux\nÉtats-Unis. Pourquoi ? Parce qu'on a une\nsécurité sociale qui n'existe pas\nlà-bas. On a une retraite, elle est pas\nidéale. Il faut qu'on la change, il y en\na pas là-bas. Il faut cotiser un fond de\npension. Attention, les loyers à New\nYork, tu parlais des loyers à Paris tout\nà l'heure, c'est deux à trois fois plus.\nDonc voilà, il faut tout comparer. Il\nfaut qu'on soit mieux payé en France, en\nEurope. Il faut que les entrepreneurs\ngagnent leur vie, y compris d'ailleurs\ngrâce à une entreprise qui va se\nvaloriser davantage. Attention, l'herbe,\nelle est parfois un peu moins verte\nqu'on pense.\nMerci monsieur le ministre Roland Escur,\nministre de l'économie d'avoir joué le\njeu et répondu à nos questions.\nCe fut un plaisir. Merci encore à toutes\nles équipes et merci beaucoup.\nM.",
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